Danse

Samedi 7 - 23h10 - Grand Plateau
<35 min
Déconseillé aux moins de 18 ans

Conception, réalisation, interprétation
: Steven Cohen
Bande sonore : Adhémar Dupuis
Vidéo : Olivier Bersou / Steven Cohen

 

Artiste transversal et travesti, créateur d’un « Art vivant » empruntant autant à la sculpture, à la danse contemporaine qu’à la performance, Steven Cohen réfléchit sur sa condition de témoin homosexuel, juif et africain du sud blanc. C’est avec crudité et violence qu’il explore son identité complexe, qu’il expose son intimité. Avec un sens des images exceptionnel, une sensibilité rare, il raconte l’inscription indélébile des traces de l’Histoire sur le corps. Dérangeant, outrancier, hyper sexué, mais à haute teneur politique, Steven Cohen traite de la judaïté, de l’holocauste et du deuil. Un solo bouleversant !

“ There’s no business like shoah business like no business I know ”
« Il m’est difficile d’oser parler, mais encore plus de garder le silence. Et rendre ses secrets publics, c’est toujours entrer dans un rapport de confiance très dangereux. Danser jusqu’au bout de soi-même, c’est être au cœur de forces contradictoires, la mémoire et l’imagination, les zones intimes et publiques, la fierté et la honte, le génocide et l’espoir, la fascination et la réalité, le macabre et l’ordinaire, c’est être juif et antisioniste. Mon travail traite de la douleur d’être humain et de la joie d’être en vie et, à l’image de nos vies-mêmes, ce travail est une complète/incomplète expérimentation. »
Steven Cohen

 

Coproduction : BARC-CCN La Rochelle, Les Subsistances –Lyon
Création à Lyon, en avril 2004, dans le cadre d’une résidence aux Subsistances

 

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Portrait

Steven Cohen n’est pas français. Sud-Africain. Artiste pauvre, vivant parmi les Noirs par nécessité. Militant anti-apartheid par conviction. Homosexuel beaucoup mieux toléré par la société blanche que la noire. Egalement juif, au pays où la Conférence de Durban a décliné la dénonciation de l’Etat d’Israël jusqu’à la nausée d’une fébrilité antisémite…
« Volens nolens », Steven Cohen est ramené à cette identité : juif. Accueilli artiste-résident en France à Lyon, il y découvre l’histoire de Klaus Barbie, les rafles, les tortures, Paul Touvier, la collaboration, le pétainisme, les enfants d’Izieu. Il le découvre comme un étranger. Il ne vit pas avec ces souvenirs. Aborder ces faits, c’est son actualité comme son actualité sud-africaine est dorénavant d’être juif. (par Gérard Mayen – Mouvement)