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Olivia Rosenthal, est née en 1965. Depuis 1999, elle a publié six récits aux éditions Verticales dont Puisque nous sommes vivants (2000), Les Sept voies de la désobéissance (2004) et Les Fantaisies spéculatives de J.H. le sémite (2005). Ce dernier récit a été sélectionné par le Pen American Center de New York et la Villa Gillet pour traduction partielle dans un numéro spécial sur la littérature française paru à New York en avril 2006. Olivia Rosenthal a également composé deux fictions radiophoniques diffusées sur France Culture. En janvier 2005, sa première pièce de théâtre, Les Félins m’aiment bien (Actes Sud-Papiers) a été créée dans une mise en scène d’Alain Ollivier au théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis. Depuis, elle a écrit deux autres pièces, Des cochons et des hommes et Forêt vierge, et réalisé, avec la collaboration d’Olivier Ducastel (cinéaste) une performance intitulée Vertigo Project (créée à la Ménagerie de Verre à Paris en 2006). Elle prépare un texte et une pièce sonore sur « l’architecture en parole » pour le 104 (lieu de production artistique à Paris).
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Samedi 2 - 16h25 - Gymnase
Dimanche 3 - 18h10 - Gymnase
<45 min
Conçue et réalisée par: Olivia Rosenthal,
Michaël Batalla
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Il s’agit pour les deux protagonistes, à la fois auteurs et acteurs de leur performance, d’envisager la littérature sous une forme ludique et créative. A partir d’un texte déjà écrit et publié (Les Fantaisies spéculatives de J.H. le sémite d’Olivia Rosenthal), Michaël Batalla et Olivia Rosenthal ont inventé un petit dispositif qui interroge le lien que les auteurs entretiennent avec leur texte en même temps que la distance nécessaire qui les en séparent. Impliqués physiquement dans le processus de la lecture, ils incarnent alternativement et, en quelque sorte pour rire, quelques-uns des personnages qui traversent le livre mais ils s’appliquent aussi à expérimenter l’effet produit sur leur propre personne par ces incarnations successives.
Sous les yeux du spectateur s’élabore une réflexion concrète sur l’identité fictive, et les liens complexes qui se tissent, à l’occasion de la fiction, entre celui qui parle et celui dont on parle. En même temps, se raconte très simplement, sur scène, l’histoire d’une relation amicale et artistique, d’une complicité fondée sur une conscience aiguë de la différence des points de vue, et cette histoire en direct enclenche un processus de création à deux (sous la forme de gestes échangés mais aussi de textes enregistrés écrits et dits par les deux auteurs-acteurs). Ainsi, à mesure que le spectacle se déploie, lieu d’échanges et d’identités joués, les deux auteurs-acteurs se trouvent conduits à exposer quelque chose d’eux-mêmes. Comme quoi, il n’y a rien de tel que la fiction pour décrire ce que l’on est, c’est-à-dire ce que l’on croit être, ce que l’on voudrait être et aussi ce qu’on n’est assurément pas.
Cette lecture-performance a été créée au festival les Correspondances de Manosque en septembre 2005 .
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Portrait
Michaël Batalla est né en 1971. Il est poète, directeur de la collection Expériences poétiques des éditions Le clou dans le fer et animateur d’ateliers d’écriture. Il a publié il vient, éditions Le clou dans le fer, 2002-2004 ; Poèmes paysage maintenant n°2, coll. Fiat Lust, IKKO, 2006 ; et Série Paysages maintenant, JMPlace, 2007. Quelques-uns de ses poèmes ont été publiés en revue depuis 1999, en France et en Belgique.
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Samedi 2 - 21h50 - Module Adulte
Dimanche 3 - 15h50 - Module Adulte
<20 min
Conçue et réalisée par :
Olivia Rrosenthal,
Olivier Ducastel
Texte :
Olivia Rosenthal
Vidéo :
Olivier Ducastel
Montage :
Dominique Galliéni
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Olivia entre sur scène. Deux chaises sont dans la lumière. Il y a derrière elle un écran. Elle monte sur une chaise, puis passe sur l’autre. Elle dit qu’elle a le vertige. Puis elle s’assoit. Des images réalisées par Olivier Ducastel défilent derrière elle, en même temps qu’elle commence à expliquer le comment et le pourquoi du vertige dont elle est victime depuis bien longtemps. Occasion pour elle de tisser un épisode autobiographique plutôt douloureux avec le récit diffracté et quelque peu partial d’un de ses films fétiches, Vertigo d’Alfred Hitchkock. Occasion aussi de montrer en direct aux spectateurs comment son corps s’inscrit ou disparaît dans les couleurs, les mouvements et les silhouettes que l’écran diffuse. Occasion enfin de rappeler que le cinéma raconte des histoires qu’on fait siennes, ce qui explique qu’on puisse sans difficulté s’identifier à Kim Novak quand cela s’avère nécessaire.
Cette performance a été créé dans le cadre du festival « tous coupables » organisé par Jérôme Mauche à la Ménagerie de Verre (Paris) en janvier 2006. |
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Portrait
Après avoir été monteur (pour Jacques Demy, Brigitte Roüan, Youssef Chahine, Tonie Marshall ou Patrick Grandperret), Olivier Ducastel réalise son premier film Jeanne et le garçon formidable avec Jacques Martineau en 1995. En 1999, ils réalisent ensemble Drôle de Félix, qui sera présenté dans la sélection Panorama du Festival International de Berlin 2000 et recevra le prix Siegessäule ainsi que le Prix spécial du Jury Teddy 2000. Suivent Ma vraie vie à Rouen (présenté en compétition officielle aux Festivals Internationaux de Locarno et de Toronto en 2002) et Crustacés et coquillages (présenté dans la sélection Panorama du Festival International de Berlin 2005 où il a reçu le Label Europa Cinéma). En 2004 Olivier réalise en solo le documentaire Les Libérateurs ainsi qu’un premier vidéo-texte intitulé Vertigo project.
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