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Samedi 2 - 16h25 ou 23h00 - Mikado
<30 min
Lecture Mise en voix par :
Isabelle Famchon, traductrice
D’après des textes de :
Charles Mee
avec :
Simon Duprez, Thibault de Montalembert, Katia Lewkowicz
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Coney Island Avenue, au fin fond de Brooklyn, le cœur de l’Amérique version envers du décor : « Un monde de Sikhs, de Turcs, de Russes, de Juifs, de Musulmans, d’Italiens, d’Asiatiques, d’Afro-Américains », un paysage urbain en pleine mutation où surgissent un jour pour disparaître le lendemain une mosquée, un Burger King, un marchand de légumes kosher, etc, etc…
C’est entre autres dans ce quartier miséreux que, depuis des générations, le rêve américain est venu s’oxyder et dépérir.
C’est ici aussi que tous les jours ce rêve se reconstruit, grâce peut-être à « l’Arbre du Paradis », cadeau du macadam qui se nourrit de détritus et n’aime que les pauvres, grâce surtout à tous ces habitants hétéroclites qui s’inventent au jour le jour un avenir de bouts de ficelles.
Oui, dans ce quartier métaphorique, ça aime, ça gueule, ça chante, dans toutes sortes de langues et de milliers de façons, mais surtout, ça essaie à toutes forces d’appartenir et de s’approprier un espace à soi. D’ailleurs, il en est même qui parviennent à construire des maisons et des quartiers entiers avec des billets de loterie périmés. C’est tout dire.
En partenariat avec La Maison Antoine Vitez |
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Portrait
« Citoyen polémiste » et auteur d’une vingtaine d’ouvrages historiques, Charles Mee ne vient à l’écriture dramatique que sur le tard, par pur goût du spectacle - et de la mise en scène.
Très marqué par l’art moderne et en particulier par Max Ernst, Rauschenberg, Joseph Cornell, il ne sent pas comme le détenteur d’un message individuel et univoque, mais au contraire comme le reflet d’une culture hétéroclite à la fois ordinaire et lettrée, américaine et cosmopolite qu’il s’emploie à retranscrire.
Archéologue du temps présent qui rassemble des vestiges culturels et des traces de vie, il emprunte des histoires auxquelles il ajoute des textes provenant de sources variées, pour arriver à un collage des matériaux du monde tel qu’il nous parvient, et aussi du monde tel que nous nous employons à le transformer.
Traductrice de théâtre, dramaturge, auteur de plusieurs adaptations et d’articles sur l’histoire du théâtre et sur la traduction théâtrale, parfois metteur en scène, Isabelle Famchon s’attache surtout à découvrir, traduire et faire connaître les dramaturgies contemporaines de langue anglaise dans ses formes les plus métissées.
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